Les deux journées de formation qui ont suivi la matinée désastreuse (sur l'échelle de mon stress des premiers jours) ont été franchement cool. Ma formatrice devait me former pour que je sois opérationnelle à mon poste et en même temps, devait former deux autres collègues pour qu'ils soient opérationnels en tant que formateurs. Nous avons donc passé deux jours à roder dans le pavillon français, tous les quatre.
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Le pavillon français à EPCOT |
Ces quelques dernières années (et plus intensément ces derniers mois), j'ai lu et rêvé devant les blogs de ceux et celles qui venaient à Walt Disney World pour travailler un an. J'en savais déjà beaucoup, avant d'arriver. J'en avais particulièrement appris sur le blog de Pauline, une ancienne (saison 2014-2015) qui occupait le poste que j'occupe aujourd'hui.
Je trouvais rassurant de savoir où j'allais mettre les pieds mais en fait, ça a surtout développé énormément d'appréhensions. Je connaissais la théorie mais pas la pratique. Je suis donc arrivée plein d'a priori et en gros, je suis partie du principe que j'allais bien me faire chier m'ennuyer à mourir parce que le boulot allait être sans intérêt et mortellement répétitif.
À la fin des deux jours de formation, j'étais techniquement prête à être lâchée dans le grand bain. Mais j'avais peur. J'avais tellement peur de l'ennui ! Le soir qui a suivi ma formation, j'étais au bout du rouleau. Je suis rentrée en racontant à mes colocs que je n'y arriverai pas, que je songeais à partir d'ici quelques semaines. Que je me donnais juste le temps de visiter tous les parcs (histoire de quand même faire le truc qui fait que je suis venue en premier lieu) et que je plierai bagages. Les premiers jours n'étant pas au top non plus de leur côté, elles ont approuvé cette échéance.
Je sais même pas si j'étais déçue que ce grand rêve soit en fait si nul, une fois vécu.
Je me disais que quoi qu'il arrive, je prendrai la bonne décision : si je restais, je pourrais être fière d'être allée au bout du rêve. Si je partais, je pourrais être fière de ne pas m'être forcée à quelque chose qui me rendait malheureuse.
Le premier jour de boulot a été assez compliqué : j'y suis vraiment allée à reculons, complètement au fond de ma vie. Le réveil a été compliqué, le trajet a été compliqué, les premières heures ont été compliquées.
Ai-je mentionné qu'une partie de mon travail consistait à prendre la parole, micro en main, devant une assistance qui pouvait s'étendre à 318 personnes ?
On était loin, très loin, beaucoup trop loin de ma zone de confort.
Mais j'y suis quand même allée.
Un pied devant l'autre.
Et à ma grande surprise, ça s'est bien passé. Ça s'est même très bien passé. J'ai doucement pris le rythme et j'ai réalisé que chacune des positions avait ses avantages. J'ai rencontré et rigolé avec plein de nouveaux collègues. J'ai même apprécié de discuter avec les gens qui sont hyper sympas, bavards et curieux.
Finalement, je pense que je peux m'en sortir.
Demain, je vous décrirai ledit travail...
PS : Bisous mamie.